Le Maine Libre : Pourquoi vous intéressez-vous aux antennes relais ?

Olivier Ranchy : « Les animaux sont dix fois plus sensibles que nous. Quand on a des hautes fréquences trop proches et trop importantes, les animaux fuient cette zone. On a plein de cas, dans le département où on a relevé des hautes fréquences importantes et où les animaux avaient un changement de comportement, il y avait une mortalité et des problèmes de reproduction. »

À quel moment considérez-vous que la haute fréquence est trop élevée ?

« En géobiologie, on préconise un seuil de 0,5 volt par mètre de mesure de haute fréquence. La réglementation européenne par rapport à ces relais téléphoniques autorise les opérateurs à balancer du 41 volts par mètre pour la 3G et 61 volts par mètre en 4G. En règle générale, en moyenne, quand on est dans l’axe d’émission d’une antenne, il faudrait qu’on se trouve à plus de 500 m de cette antenne. »

Pourquoi étudiez-vous les sols ?

« L’antenne a un transformateur électrique. Les transformateurs et le mât ne sont pas totalement étanches au courant. Donc on peut avoir du courant parasite à l’intérieur du mât. Ce courant parasite s’évacue par la prise de terre. Si sous ce mât, se situe une veine d’eau, comme le milieu de prédilection des électrons, c’est l’eau, ces électrons vont chercher à gagner la petite rivière souterraine qu’il y a en dessous. Cette veine d’eau a un sens. Si elle passe sous votre mât, elle se charge en électricité. Si elle passe sous l’élevage, pas de bol ! Les élevages sont un milieu très conducteurs car c’est chaud et humide, et les électrons peuvent remonter. Le courant parasite peut remonter vers le bâtiment d’élevage. »

Que préconisez-vous ?

« Faire des études géobiologiques pour éviter que l’implantation de l’antenne se fasse sur une veine d’eau. Si c’est le cas, je conseille de bouger le mât de 3 ou 4 mètres, pour qu’il ne soit pas sur la veine d’eau. Il y a moins de probabilités pour que cela gêne les maisons ou les élevages qui sont en dessous. »

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